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Quatrième de couv'

Les gens derrière les livres

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LE COIN LECTURE

A la découverte de… Makenzy Orcel

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C’est par la lecture des Immortelles que je découvrais pour la première fois Makenzy Orcel ; un ouvrage étonnant sur lequel je reviendrai dans un prochain article. Pour l’heure, intéressons-nous à l’auteur lui-même. Lire la suite

L’Intranquille, Gérard Garouste : quelle frontière entre l’art et la folie ?

Il y a quelques temps je vous parlais de Virginia Woolf et de la façon dont elle était parvenue à utiliser l’écriture comme un outil face à la maladie, celle dont le nom évolue à chaque génération, faisant d’un même coup basculer les frontières de la pathologie. Trouble bipolaire, maniaco-dépression… Des mots que l’auteur de l’Intranquille, Gérard Garouste, a lui-même utilisés pour son compte dans cette autobiographie de l’artiste.

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La Barque, le Pêcheur et le Pantalon Rouge, 1984

Qui est Gérard Garouste ?

D’un point de vue tout à fait factuel d’abord, essayons de synthétiser en quelques mots le parcours de l’auteur.

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Jeu de malin, 2010

Gérard Garouste est un artiste contemporain né en mars 1946. S’il s’est d’abord fait connaître grâce à ses peintures, sa pratique ne s’y limite pas : il est également graveur, illustrateur, scénographe, et depuis quelques temps déjà, il s’intéresse à la sculpture qu’il mêle parfois à d’autres domaines artistiques.

Il manifeste assez tôt son désir de devenir artiste-peintre – témoignant déjà d’un excellent coup de crayon qui faisait alors le bonheur de ses camarades. Il a rejoint ainsi les Beaux-Arts, soutenu dans un premier temps par son père, où il perfectionne sa technique, mais découvre surtout les diverses propositions contemporaines avec lesquelles il se démène, désespérant d’y trouver sa place. Il choisit finalement de se tourner vers la peinture figurative et symbolique qui lui offre un certain compromis entre tradition et modernité.

Depuis la fin des années 1980, on le considère comme l’un des peintres français les plus importants et internationalement (re)connus. C’est à cette époque qu’il présente ses oeuvres pour la première fois au CAPC de Bordeaux, en 1987, puis à la Fondation Cartier.

Avant d’accéder à cette reconnaissance internationale, l’artiste s’est fait une place dans le milieu en tant que scénographe pour le Palace ; il continue d’ailleurs son activité depuis, puisqu’il a réalisé divers décors pour de grands sites tels que le Palais de l’Elysées, le théâtre de Namur ou celui du Châtelet.

En 1991, il fonde par ailleurs l’association La Source, dans l’Eure, qui aide les enfants issus de milieux défavoriser à s’épanouir par la participation à des ateliers animés par des artistes professionnels – dont il fait partie.

Autobiographie d’un « artiste fou »

Ce parcours, factuel, l’auteur et artiste l’évoque dans son autobiographie de l’Intranquille. Mais son fil directeur, parallèle à la peinture, est celui de la « maladie », dont il souligne lui-même l’ambiguité : 

« Selon les époques, les mots me concernant ont changé : on m’a dit maniaco-dépressif ou bipolaire… Un siècle plus tôt, on aurait juste dit fou. Je veux bien. »

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L’INTRANQUILLE – Gérard Garouste – L’Iconoclaste – Paru en novembre 2011 – 161 pages – 28,50 € – ISBN 9782913366336

La première crise, l’auteur la raconte en détail dans l’ouvrage. Sa femme Elisabeth est alors enceinte de leur premier enfant ; il s’enfuit. Sans rien, il s’échappe par le train, agressant les passagers, reniant son identité, distribuant à tours de bras l’argent volé dans la maison de ses parents, avant d’être repéré et interné en urgence à Sainte-Anne. Premier séjour – loin d’être le dernier.

C’est assez fascinant de réaliser  ce qui se passe dans l’esprit d’une personne en pleine période de crise. Loin de taire quoi que ce soit, loin de se justifier, l’artiste révèle avec une franchise parfois déroutante la réalité de ces phases critiques durant lesquelles il semble perdre progressivement le contrôle de lui-même, se laissant aller à une violence démesurée du verbe par laquelle il touche les personnes qui lui sont les plus proches. On n’entre pas pour autant dans le pathos, et l’auteur ne fait de ses récits que des épisodes entre lesquels son inspiration créative se révèle.

Un manifeste artistique ?

Si elle est l’un des fils directeurs, cette « folie » comme il l’appelle n’est pas l’élément central de ce récit finalement assez concis de la vie de l’artiste. Ce dernier développe avant tout son parcours créatif, faisant part de ses premières ébauches, de ses doutes persistants, et, surtout, de la vision qu’il a de ses propres oeuvres – et celle qu’il espère de son public vis à vis d’elle.

Cette autobiographie nous offre le point de vue d’un artiste sur l’art qui lui est contemporain. Ainsi passe-t-il un certain temps à évoquer sa difficulté à trouver sa place dans un monde de surenchère perpétuelle – à la fin de l’ouvrage, Garouste constate : « L’avant-garde au musée n’est plus une avant-gare ! La provocation n’est plus une provocation si elle est à la mode ! », au point de se demander finalement :

« Où était le courage artistique désormais ? Fallait-il déchirer, brûler les toiles ? Certains essayaient. Mais l’avant garde c’est une bataille, pas une surenchère. Il faut un risque à la peinture. (…) L’originalité était morte avec Picasso ? Bon débarras ! On allait pouvoir s’intéresser au sujet plus qu’au style, raconter des histoires, jouer avec les sens, les émotions, j’en avait tant des émotions. Je voulais renouer avec la peinture, quitte à être jeune et classique, quitte à revenir en arrière. »

Et c’est ce qu’il fit. La suite de l’ouvrage revient sur son cheminement artistique à partir du moment où il a choisi la voie qu’il désirait suivre. Son avis est très intéressant et permet à la fois de mieux comprendre une partie de l’art contemporain, et les productions de Garouste lui-même. Pour le reste, je vous laisserai le découvrir vous-mêmes…

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Le Sarcophage, 2012

Qui était Virginia Woolf ?

Considérée comme l’un des principaux écrivains britanniques du XXème siècle, une figure de l’avant-garde littéraire, revendiquée par les féministes, étudiée par les psychanalystes et psychologues tout comme par les historiens des femmes… Une chose est sûre, la figure de Virginia Woolf sait captiver les foules. Revenons un peu sur le parcours de cette célèbre auteure. Lire la suite

La Vénus à la fourrure : aux origines du masochisme

Aujourd’hui, thématique quelque peu particulière puisqu’elle nous conduit aux origines d’un concept connu de tous mais dont les origines sont devenues obscures depuis longtemps. Pourtant, il ne faut pas aller les chercher bien loin, seulement un siècle et demi en arrière, pour s’y retrouver. Présentation d’un ouvrage clé dont Leopold Von Sacher-Masoch est l’auteur, et qui donna son nom au « masochisme ». Lire la suite

En tête à tête avec Duras : La Passion Suspendue

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Les interviews de la célèbre auteure ne sont pas rares. Il suffit de faire un détour par Youtube pour s’en rendre compte. Les publications sont nombreuses également, et elles sont toutes d’un immense intérêt à mes yeux. Parce qu’entendre, ou lire Marguerite Duras se raconter, est toujours un enchantement. Paradoxalement, je ne suis pas une grande adepte du personnage. Mais je dévore ses discours les uns après les autres. Celui-ci ne fait pas exception, bien au contraire. Lire la suite

Paris sous la plume de Modiano : Accident nocturne

On ne présente plus Modiano depuis qu’il a été récompensé par le Prix Nobel de littérature en 2014. Je ne l’avais découvert que peu de temps auparavant d’ailleurs, avec le livre Des inconnues, qui me faisait de l’oeil depuis un moment dans la bibliothèque maternelle. J’avais beaucoup aimé cette écriture simple mais efficace, et si belle, si poétique. C’est une époque où je pestais contre cette sorte de « prétention littéraire », et Modiano offrait une alternative délicieuse. J’ai donc aimé cet auteur dès le départ. Cette semaine, c’est avec un autre roman que je suis partie à sa rencontre, Accident nocturne, qui n’est pas le plus connu non plus, mais qui mériterait de l’être davantage, tant il me paraît abouti. Lire la suite

Stefan Zweig et Marie Stuart : ça matche !

Après avoir approché Marie-Antoinette grâce au portrait original qu’en a proposé Stefan Zweig, voilà que je me suis laissée captiver par le destin de cette héroïne tragique qu’est Marie Stuart, reine d’Ecosse du XVIe siècle. Bien des remarques faites au sujet de la biographie de la reine de France s’appliqueront à ce second ouvrage que j’ai dévoré avec la même avidité. Des habitudes de style qui se retrouvent, de manière exacerbée ici, sans jamais nuire au récit entrepris.

Portrait d’une reine hors du commun

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Sagan se fait « Toxique » : un avis mitigé

Sur l’une des étagères de la bibliothèque, j’ai fini, indécise, par m’attarder sur ce grand livre bleu, épuré, mystérieux. Je ne l’ai même pas ouvert. J’ai lu en diagonale la quatrième de couverture, je connaissais vaguement Sagan depuis que j’en avais lu le premier roman, ici il s’agissait d’une sorte de journal tenu par l’écrivain lors de son séjour dans une clinique spécialisée. Suite à un accident de voiture, elle s’est vue prescrire de la morphine, prise quotidiennement, jusqu’à en devenir « intoxiquée ». L’idée m’intéresse, je suis emballée, je prends.

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Reading list : les femmes artistes dans la littérature

Qu’il s’agisse de la biographie d’une artiste-peintre, d’une réflexion littéraire sur le statut de la femme artiste, ou d’un simple roman-fiction sur le même thème, petite sélection d’ouvrages au sein desquels trouver la femme créatrice d’une oeuvre artistique quelle qu’elle soit.

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Isadora Duncan danse sur la plage, vers 1915, par Arnold Genthe

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