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Quatrième de couv'

Les gens derrière les livres

#La parole vous est donnée : rencontre avec Mandy, blogueuse littéraire

Quatrième de couv’ a avant tout vocation à donner la parole aux acteurs de la vie littéraire, aux « gens derrière les livres ». Comme prévu donc, les rencontres, interviews et découvertes vont commencer à prendre forme, petit à petit. Dans un premier temps, la parole va être donnée aux lectrices qui animent la blogosphère. Le but est de recueillir leur avis d’abord sur leur expérience du blog littéraire – et de la chaîne Youtube, lorsque celles-ci ont fait le choix d’en ouvrir une. Dans un second temps et de manière plus générale, il s’agit de les interroger sur leur propre vision du livre et de ses évolutions multiples.

Pour cette première rencontre littéraire, la parole a été donnée à Mandy, blogueuse et booktubeuse que vous pouvez retrouver sur son blog : Ma vision du livre, et sur sa chaîne Youtube.

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A la découverte de… Makenzy Orcel

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C’est par la lecture des Immortelles que je découvrais pour la première fois Makenzy Orcel ; un ouvrage étonnant sur lequel je reviendrai dans un prochain article. Pour l’heure, intéressons-nous à l’auteur lui-même. Lire la suite

Qu’est-ce que… le Prix Goncourt ?

Dès demain, l’Académie Goncourt proclamera le lauréat de cette année 2016. C’est une bonne occasion pour s’intéresser d’un peu plus près à l’histoire de ce prix littéraire, le plus ancien en France, mais aussi, dit-on, le plus prestigieux. Lire la suite

L’Intranquille, Gérard Garouste : quelle frontière entre l’art et la folie ?

Il y a quelques temps je vous parlais de Virginia Woolf et de la façon dont elle était parvenue à utiliser l’écriture comme un outil face à la maladie, celle dont le nom évolue à chaque génération, faisant d’un même coup basculer les frontières de la pathologie. Trouble bipolaire, maniaco-dépression… Des mots que l’auteur de l’Intranquille, Gérard Garouste, a lui-même utilisés pour son compte dans cette autobiographie de l’artiste.

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La Barque, le Pêcheur et le Pantalon Rouge, 1984

Qui est Gérard Garouste ?

D’un point de vue tout à fait factuel d’abord, essayons de synthétiser en quelques mots le parcours de l’auteur.

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Jeu de malin, 2010

Gérard Garouste est un artiste contemporain né en mars 1946. S’il s’est d’abord fait connaître grâce à ses peintures, sa pratique ne s’y limite pas : il est également graveur, illustrateur, scénographe, et depuis quelques temps déjà, il s’intéresse à la sculpture qu’il mêle parfois à d’autres domaines artistiques.

Il manifeste assez tôt son désir de devenir artiste-peintre – témoignant déjà d’un excellent coup de crayon qui faisait alors le bonheur de ses camarades. Il a rejoint ainsi les Beaux-Arts, soutenu dans un premier temps par son père, où il perfectionne sa technique, mais découvre surtout les diverses propositions contemporaines avec lesquelles il se démène, désespérant d’y trouver sa place. Il choisit finalement de se tourner vers la peinture figurative et symbolique qui lui offre un certain compromis entre tradition et modernité.

Depuis la fin des années 1980, on le considère comme l’un des peintres français les plus importants et internationalement (re)connus. C’est à cette époque qu’il présente ses oeuvres pour la première fois au CAPC de Bordeaux, en 1987, puis à la Fondation Cartier.

Avant d’accéder à cette reconnaissance internationale, l’artiste s’est fait une place dans le milieu en tant que scénographe pour le Palace ; il continue d’ailleurs son activité depuis, puisqu’il a réalisé divers décors pour de grands sites tels que le Palais de l’Elysées, le théâtre de Namur ou celui du Châtelet.

En 1991, il fonde par ailleurs l’association La Source, dans l’Eure, qui aide les enfants issus de milieux défavoriser à s’épanouir par la participation à des ateliers animés par des artistes professionnels – dont il fait partie.

Autobiographie d’un « artiste fou »

Ce parcours, factuel, l’auteur et artiste l’évoque dans son autobiographie de l’Intranquille. Mais son fil directeur, parallèle à la peinture, est celui de la « maladie », dont il souligne lui-même l’ambiguité : 

« Selon les époques, les mots me concernant ont changé : on m’a dit maniaco-dépressif ou bipolaire… Un siècle plus tôt, on aurait juste dit fou. Je veux bien. »

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L’INTRANQUILLE – Gérard Garouste – L’Iconoclaste – Paru en novembre 2011 – 161 pages – 28,50 € – ISBN 9782913366336

La première crise, l’auteur la raconte en détail dans l’ouvrage. Sa femme Elisabeth est alors enceinte de leur premier enfant ; il s’enfuit. Sans rien, il s’échappe par le train, agressant les passagers, reniant son identité, distribuant à tours de bras l’argent volé dans la maison de ses parents, avant d’être repéré et interné en urgence à Sainte-Anne. Premier séjour – loin d’être le dernier.

C’est assez fascinant de réaliser  ce qui se passe dans l’esprit d’une personne en pleine période de crise. Loin de taire quoi que ce soit, loin de se justifier, l’artiste révèle avec une franchise parfois déroutante la réalité de ces phases critiques durant lesquelles il semble perdre progressivement le contrôle de lui-même, se laissant aller à une violence démesurée du verbe par laquelle il touche les personnes qui lui sont les plus proches. On n’entre pas pour autant dans le pathos, et l’auteur ne fait de ses récits que des épisodes entre lesquels son inspiration créative se révèle.

Un manifeste artistique ?

Si elle est l’un des fils directeurs, cette « folie » comme il l’appelle n’est pas l’élément central de ce récit finalement assez concis de la vie de l’artiste. Ce dernier développe avant tout son parcours créatif, faisant part de ses premières ébauches, de ses doutes persistants, et, surtout, de la vision qu’il a de ses propres oeuvres – et celle qu’il espère de son public vis à vis d’elle.

Cette autobiographie nous offre le point de vue d’un artiste sur l’art qui lui est contemporain. Ainsi passe-t-il un certain temps à évoquer sa difficulté à trouver sa place dans un monde de surenchère perpétuelle – à la fin de l’ouvrage, Garouste constate : « L’avant-garde au musée n’est plus une avant-gare ! La provocation n’est plus une provocation si elle est à la mode ! », au point de se demander finalement :

« Où était le courage artistique désormais ? Fallait-il déchirer, brûler les toiles ? Certains essayaient. Mais l’avant garde c’est une bataille, pas une surenchère. Il faut un risque à la peinture. (…) L’originalité était morte avec Picasso ? Bon débarras ! On allait pouvoir s’intéresser au sujet plus qu’au style, raconter des histoires, jouer avec les sens, les émotions, j’en avait tant des émotions. Je voulais renouer avec la peinture, quitte à être jeune et classique, quitte à revenir en arrière. »

Et c’est ce qu’il fit. La suite de l’ouvrage revient sur son cheminement artistique à partir du moment où il a choisi la voie qu’il désirait suivre. Son avis est très intéressant et permet à la fois de mieux comprendre une partie de l’art contemporain, et les productions de Garouste lui-même. Pour le reste, je vous laisserai le découvrir vous-mêmes…

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Le Sarcophage, 2012

BOOKTUBE : 5 chaînes qui mériteraient d’être mieux connues

Voilà plusieurs années maintenant que la tendance « Booktube » a séduit le public français, et les chaînes se multiplient qui présentent des bouquins, parlent littérature, habitudes de lectures, coups de coeur ou simples bilans culturels. Il y a les plus connues, celles qu’on ne présente plus, qui ont plusieurs milliers d’abonnés et tout autant de vues à chaque vidéo – et puis il y a les autres, qui pour différentes raisons, restent dans l’ombre de ces premières. Ces chaînes sont plus récentes, bénéficient de moins de publicité, ont besoin d’un peu de temps pour se définir davantage… Voici une sélection de 5 booktubeuses qui mériteraient d’être un peu mieux connues dans le milieu  (pas de booktubeurs pour cette sélection, mais un prochain article viendra qui les mettra en avant également).

Le coup de coeur : Caroline Alaska

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Qu’est-ce que… le Prix Décembre ?

Ce jeudi 20 octobre sera présentée la liste des derniers candidats retenus pour le Prix Décembre 2016, avant l’élection du lauréat le 7 novembre. Petite présentation de ce Prix moins connu des rentrées littéraires.

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Pixabay

La petite histoire

Lorsque le prix est instauré en 1989, il est initialement baptisé « Prix Novembre » par son créateur, Michel Dennery. Il est alors mis en place pour répondre au prix Goncourt, l’Académie française, dans sa présentation du Prix Décembre, parle d’un « anti-Goncourt« . Ce n’est qu’en 1999 qu’il devient le Prix Décembre que l’on connaît actuellement, avec le départ de Michel Dennery, remplacé alors par son mécène actuel, Pierre Bergé.

Son succès est en partie dû à la notoriété des membres de son jury – au nombre de douze, cela dès ses débuts. Ainsi trouvait-on en 2010 Laure Adler ou Frédéric Beigbeder, rejoints en 2012 par Amélie Nothomb, Philippe Sollers ou encore Pierre Bergé lui-même.

Le prix récompense chaque année, au mois d’octobre ou début novembre, une « oeuvre littéraire en langue française publiée dans l’année, quel que soit son domaine : roman, nouvelles, essai… » – comme l’explique le site du Prix Décembre lui-même. La somme remportée par le lauréat s’élève à 30 000 euros.

Qui était Michel Dennery, fondateur du Prix Novembre ?

Michel Dennery possède en 1989 la société de gravure et papiers de luxe Cassegrain. Il met en place le Prix Novembre dont il reste le mécène pendant dix ans. En 1998, en désaccord avec le couronnement de Michel Houellebecq dont il désapprouve l’oeuvre, il décide de démissionner, laissant alors sa place ) Pierre Bergé qui renomme le prix pour des raisons de droits d’auteur.

Quelques lauréats

Jean Echenoz, Les Grandes Blondes (1995)
Régis Debray, Loués soient nos seigneurs (1995)
Michel Houellebecq, Les Particules élémentaires (1998)
Jean-Philippe Toussaint, La Vérité sur Marie (2009)
Elisabeth Roudinesco, Sigmund Freud en son temps et dans le nôtre (2014)
Christine Angot, Un amour impossible (2015)

Qui était Virginia Woolf ?

Considérée comme l’un des principaux écrivains britanniques du XXème siècle, une figure de l’avant-garde littéraire, revendiquée par les féministes, étudiée par les psychanalystes et psychologues tout comme par les historiens des femmes… Une chose est sûre, la figure de Virginia Woolf sait captiver les foules. Revenons un peu sur le parcours de cette célèbre auteure. Lire la suite

Qu’est-ce que… le Grand Prix du Roman de l’Académie Française ?

Hier – jeudi 13 octobre – a été annoncée la deuxième sélection du Grand Prix du Roman de l’Académie française. Le lauréat sera présenté par l’Académie le 27 octobre prochain : une annonce qui ouvrira comme chaque année la série des prix de la rentrée littéraire 2016. Je vous propose de nous intéresser aujourd’hui aux origines et aux modalités de ce célèbre prix littéraire.

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Getty Images

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La Vénus à la fourrure : aux origines du masochisme

Aujourd’hui, thématique quelque peu particulière puisqu’elle nous conduit aux origines d’un concept connu de tous mais dont les origines sont devenues obscures depuis longtemps. Pourtant, il ne faut pas aller les chercher bien loin, seulement un siècle et demi en arrière, pour s’y retrouver. Présentation d’un ouvrage clé dont Leopold Von Sacher-Masoch est l’auteur, et qui donna son nom au « masochisme ». Lire la suite

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